Ce n'est pas la faute du piratage informatique.

Les majors pointent du doigt le piratage informatique mais, le piratage existe depuis longtemps et le succès des sites de vente de musique en ligne tel que celui de Virgin Mégastore prouve que ce n’est pas la cause des problèmes rencontrés par l’industrie du rock.
La réponse est peut-être ailleurs ; Denis Olivennes, PDG de la FNAC, considère que la diminution des ventes liées aux biens culturels est à mettre en parallèle avec le fait que le secteur connaît « une mutation aussi importante que le passage de la langue latine à la langue romane : celle qui voit les biens culturels devenir des biens de consommation de masse ». Chaque semaine 600 nouveaux CD apparaissent dans les bacs, la probabilité qu’un disque de rock sorte du lot est extrêmement faible d’autant plus que lorsque des fans recherchent un bon vieux rock, ils se tournent nostalgiquement vers leur ordinateur afin de retrouver les morceaux qui ont bercé leur enfance à l’image des titres des Sex Pistols, des Ramones, ou autres qui sont de plus en plus difficiles à trouver dans les magasins. En effet, lorsque les bons vieux disques sont vendus, ils restent les nombreux invendus des nouveautés. On ne va pas consciemment rétablir un nouveau stock alors qu’il y en a un conséquent qui attend déjà dans les bacs des VIRGIN, FNAC et autres. Les bons vieux disquaires possédant les succès du rock ont disparu dans bon nombre de cas submergés par la profusion de l’offre des « grandes surfaces » culturelles.