Le business et les rockers : une relation qui date

Publié le par Etienne Garnier et Thomas Feat

Depuis quand n’a-t-on pas assisté à un show mégalomaniaque en compagnie de fans surexcités scandant le nom de leurs idoles quelles se prénomment Freddy, Kurt ou Elvis. Pour comprendre ce qui fait qui a fait que nous en sommes arrivé là, il bnous faut faire une petite rétrospective de l'histoire du rock. Ce qui est important dans le rock, c’est de comprendre d’où il vient et ce qu’il signifie.
Etymologiquement, le mot est créé en 1956, il provient de l’expression « rock-and-roll » qui est une métaphore de l’acte sexuel ; littéralement, cela se traduit par « balancer et rouler ». C’est une musique populaire d’origine américaine, issue du jazz et du « rhythm and blues ». Il devient rapidement synonyme de révolte et de désir d’émancipation.

Les années cinquante voient l’apparition d’un genre musical qui puise son essences dans le blues afro américain. Dès le milieu des années 50, cette nouvelle musique se répand à toutes les couches sociales de la population américaine puis dans tout l’occident. Le Rock and Roll, étroitement lié au développement de la culture de consommation, devient vite la musique de référence d’une société ivre de liberté et d’émancipation. Les premières maisons de disque observent le phénomène d’un œil intéressé et s’emploient très rapidement à produire des artistes de renom. L’une des premières, Chess Records, un label implanté à Chicago, produit dès le début des années cinquante des artistes tels que Chuck Berry ou Willie Dixon, des figures marquantes de l’ère blues. Dans un contexte musical exclusivement dominé par les musiciens afro-américains, l’industrie du rock est ébranlée par l’arrivée d’une figure légendaire, un certain Elvis Presley, qui emballe la machine économique du Rock and Roll. Sun Records produit l’artiste et Philips organise ses premières tournées dans le sud du pays. Chaque apparition du King suffit à déplacer les foules. Elvis devient un pur produit commercial du rock, dans la publicité puis dans le cinéma pour lequel il tournera plus d’une trentaine de films.

Ce succès ouvre la voie à de nouveaux groupes tels que les Beatles ou les Rolling Stones au début des années 60. C’est à cette époque que le business du rock adopte un changement d’image significatif surtout à la télévision où les artistes apparaissent désormais en costume et en cravate, en témoigne la première apparition des Beatles sur le petit écran au Ed Sullivan Show en 1964. Certains souhaitent se défaire de cette image de garçons bien sage, créant ainsi une mode dissidente, celle du Bad Boys en Blue Jean et Santiags. 

Hollywood s’empare du phénomène, engendrant des films tels que la "Fureur de vivre" ou "Easy Rider". Le Rock et ses influences engendrent un véritable engouement au sein des différents conglomérats du monde médiatique, à Hollywood, dans la presse qui saisit la moindre occasion de relater les dérives des artistes (le procès de Chuck Berry ou le mariage scandaleux de Jerry Lee Lewis avec sa cousine de treize ans), sur les ondes qui connaissent alors leurs heures de gloire grâce au succès populaire du Rock. Les grandes figures des premiers temps du Rock and Roll ont donné naissance au Business qui entoure cette musique, et en quelque sorte, représente à cette époque un certain idéal de vie qui contribue à l’essor de la société de consommation.
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Publié dans Historique

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